YÉMEN : PORTRAIT D’UN HOMME QUI CROIT ENCORE EN LA PAIX 

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Spicee. Le Banksy du Yémen

LE BANKSY DU YÉMEN 

Obtenir un visa de journaliste pour le Yémen est un exploit tant le pays est fermé à la presse. Exploit qu’ont réalisé Julien Fouchet et Sylvain Lepetit. Après plusieurs mois de négociations, les deux journalistes ont décroché une autorisation de tournage pour couvrir la guerre civile qui ravage le pays depuis plus d’un an et demi, dans l’indifférence générale. C’est la première caméra de télévision qui pénètre au Yémen depuis plusieurs mois. Pendant cinq jours, nos deux reporters ont vécu sous les bombardements meurtriers d’un conflit qui oppose les Houtis (une milice chiite du nord du pays) au gouvernement sunnite soutenu par une coalition de pays arabes dirigée par l’Arabie Saoudite.

C’est au milieu des bombes qu’ils ont rencontré celui que les médias étrangers appellent le « Banksy du Yémen ». Comme le célèbre street artiste britannique, Murad Subay, 27 ans, expose ses œuvres uniquement dans la rue. Ses peintures ornent les murs de Sanaa, la capitale yéménite, pour dénoncer les atrocités de la guerre civile.


L’une de ses campagnes les plus connues s’appelle tout simplement « ruine ». Elle s’affiche sur les murs d’un quartier pauvre qui a été l’un des premiers bombardés à Sanaa. Son seul tort, être trop près de l’aéroport. Murad a dessiné sur le mur d’une maison détruite, 21 fleurs qui symbolisent 21 morts, dont 15 enfants… Des vies stoppées net… en pleine nuit.

L’artiste dénonce aussi la dérive islamiste que connaît ce pays qui a longtemps été un fief d’Al-Qaida dans la péninsule arabique. Ses prises de position lui valent des menaces de mort de la part de groupes islamistes. Malgré cela, et contrairement à Banksy, Murad a décidé de pratiquer son œuvre à visage découvert.

Un film de Sylvain Lepetit et Julien Fouchet.

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