LE TOP 5 DES JOUEURS QUI ONT « PRESQUE » SIGNÉ AU PSG

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SPICEE-PSG

Ah, ils auraient tant voulu jouer sous les couleurs su PSG… mais ça ne s’est pas fait. C’est la vie du foot. Voici un petit retour, signé Spicee, sur les transferts avortés au PSG et qui auraient pu changer son histoire. Une histoire dont vous pouvez découvrir les premiers rebondissements en visionnant le doc « PSG, ce club qui a failli ne pas exister« .

Allez, on se remonte le classement !

5 – HAKAN YAKIN

hakan-SPICEE

A l’été 2003 le PSG cherche un remplaçant à l’irremplaçable Ronaldinho. Autant dire : Mission Impossible

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Voilà ce que se disent les dirigeants du Paris Saint-Germain en ce mois de juillet 2003. Pourtant, il faut s’y résoudre : ils doivent trouver une flèche pour animer le milieu de terrain. Le PSG cible alors le N°10 du FC Bâle : Hakan Yakin. A l’époque le meneur de jeu suisse intéresse des clubs comme Dortmund, Liverpool ou l’Atlético de Madrid. Le club parisien le fait signer pour 1,5M d’euros et tout le monde pense alors que c’est LA bonne affaire de l’été. Mais le jour de sa présentation, petit malaise, Coach Vahid le taille sur son « bidon » post-vacances et le suisse n’apprécie pas que l’on remette en cause sa plastique. Dès les premiers entrainements (certes, très physiques) d’Halilhodžić, le joueur montre des faiblesses et surtout des douleurs aux adducteurs gauches. Le PSG lui prépare alors un programme de récupération et de soins pour le mois d’aout. C’est là que tout se gâte, 3 semaines plus tard, le joueur débarque au Parc en béquille et avec la VHS de son opération. Le président du PSG, Francis Graille, n’apprécie pas trop l’histoire et considère que le joueur a menti sur sa santé, il décide alors de rompre le contrat, qui n’avait pas encore été homologué par la ligue. Yakin se retrouve alors solo et attaque le PSG en justice. Mais même là il perdra et devra payer les frais d’avocats du club de la capital.Le PSG ne verra jamais jouer Hakan Yakin et nous on verra jamais « Hakan le (bleu et) rouge » à la une de l’équipe. Dommage.

 

4 – HRISTO STOITCHKOV 

hristo-spiceeEn 92, Michel Denisot est président du PSG.


La cible en cette fin d’année est l’international Bulgare Hristo Stoitchkov.
Aussi bienveillant qu’un « High Kick » de Cantona, Stoitchkov n’en reste pas moins un footballeur magnifique sur le terrain.

Le bulgare est une star à Barcelone, il finit son contrat dans 1 an et le PSG de Denisot et de Canal + sont prêts a faire un gros chèque. Ils partent donc à Barcelone pour rencontrer l’agent et le joueur, qui acceptent et signent un contrat avant même l’officialisation du transfert.  Une erreur que le PSG va payer cher car dans la foulée, Joan Gaspart, le vice-président barcelonais refuse catégoriquement et Denisot revient à Paris sans le joueur. Frustré mais censé, il estime que cela ne vaut pas la peine de déclarer une guerre ouverte avec l’institution Catalane, il dit : « on déchire le contrat, on ne va pas faire d’histoire avec ça ».
Quelques années plus tard, Joan Gaspart est revenu voir Denisot pour s’excuser :
« Écoutez, je suis désolé, si on peut vous rendre un service, cela sera avec plaisir »

Le Catalan est fair-play, mais aussi généreux car s’en est suivi un des meilleur exemple de spéculation du football moderne. En 97, Le PSG veut transférer Leonardo à Milan. Afin d’augmenter la valeur marchande du joueur, Denisot demande enfin sa faveur à Gaspart : « Est-ce que vous pouvez me faire des offres, fictives, par fax, pour transférer Leonardo ? (…) Il m’en a fait jusqu’au moment où je suis arrivé à Milan… »

Coût du Transfert : 68 millions de francs…

 

3 – ETO’O eto-SPICEE

Il y a deux choses sur terre visibles depuis la lune : L’ego de Samuel Eto’o et sa nouvelle montre.

Eto’o Fils est probablement le plus grand joueur africain de tous les temps. Niveau palmarès, c’est indiscutable. Mais c’est aussi et surtout un des plus gros melon de la planète Foot comme le montre ce genre de sortie : « Je n’ai pas joué avec Lionel Messi, Lionel Messi a joué avec moi ».

Quand Eto’o débarque en France, il a déjà en tête de devenir un grand, mais son début de carrière a été chaotique, essuyant échecs sur échecs.

De tous les clubs qui ont refusé Samuel Eto’o (Cannes, Le Havre et Saint-Etienne), l’épisode du PSG est honnêtement le plus rageant. Car pour le PSG, c’était simplement du au fait que Samuel avait oublié son visa « au pays ».

Il raconte : « Sans papiers, je ne pas pouvais pas vivre et me déplacer librement. J’ai tenté de me présenter à une journée de détection organisée par le PSG, mais comme je n’avais pas de papiers, j’ai été refusé à la porte d’entrée, (…) C’était un moment difficile car je suis resté plusieurs mois à Paris sans-papier. Je ne suis sorti de mon logement que deux ou trois fois car, à l’époque, tout le monde était soupçonné d’être sans-papiers. Et lorsque que l’on vous attrapait, on vous renvoyait chez vous. »

Si les choses avaient été différentes à cette époque, il n’est pas exclu de penser qu’on aurait pu avoir Samuel Eto’o en équipe de France, et voir Raymond Domenech le mettre sur le banc…

2 – RONALDOronaldo-spicee-2016

Il Fenomeno, Ronaldo, Le vrai ! Celui qu’on appelle maintenant « Gronaldo » suite au gain de (quelques) kilos en trop… aurait pu être un joueur du PSG. Au delà d’enfiler les buts comme des caïpirinhas, il aurait surement relancé le marché des travestis prostitués de la capital.

En 97, Ronaldo vient de planter 47 pions en 49 matchs avec le Barça et il est ballon D’or. Canal, propriétaire du PSG, pense très sérieusement à faire venir Il Fenomeno au Parc.

Petit Problème : comment faire accepter aux abonnés Marseillais de Canal + que leur argent va servir a renforcer l’ennemi Juré ? Impossible, comme l’expliquait le Président-délégué du PSG, Michel Denisot : « Canal avait les moyens de s’offrir Ronaldo, s’il en avait eu la volonté stratégique. J’étais allé voir Pierre Lescure, mais c’était trop cher. Il y avait une volonté de ne pas passer un cap en terme de transferts, de ne pas écraser les autres clubs, par respect de l’abonné de la chaîne qui vivait à Montpellier ou à Marseille… Pierre ne voulait pas qu’il y ait une espèce de position dominante du club de Canal par rapport aux autres. »

1 – PELE

pele-spicee-2016
1971 : Le PSG n’en est encore qu’à ses premiers pas footballistiques, il arrive pour la première fois en D1 et n’a pas encore SON « Parc des Princes ». Conscients de jouer désormais dans la cours des grands, les dirigeants Parisiens, Guy Crescent en tête, cherchent a faire le premier « grand coup du Mercato » de l’histoire. Car oui, à cette époque, on ne mettait pas 90 patates sur des joueurs qui ne savent même pas se coiffer correctement…

Le but est clair : recruter du lourd pour la saison 71-72 et propulser le club de la capitale sur le devant la scène médiatique et sportive.

L’idée est carrément de ressuciter la monarchie en France en recrutant le « Roi » Pelé. Les dirigeants parisiens se disent que ça serait un merveilleux coup de com’ de ramener le triple champion du monde auriverde du côté du stade Jean Bouin (qui accueillait le PSG avant l’inauguration du Parc des Princes en 1974).

A cette époque, Pelé c’est Ronaldo x Messi avec l’aura de George Best (l’alcool en moins…). Guy Crescent dit d’ailleurs avant de prendre l’avion pour le Brésil : « J’espère ramener une autre Tour Eiffel à Paris », une nouvelle Tour Eiffel qui coûte trop cher (1,2 million de francs). Du coup, Paris propose un montage financier assez complexe, une petite révolution à l’époque : Pelé jouera 60 matchs par an, dont 40 à domicile à 33 000 spectateurs de moyenne. Santos et Pelé toucheront alors 40% de la recette par match, et ce, pendant 3 ans.

Guy Crescent est confiant.

Le Roi Pelé dans la ville du Roi Soleil, ça aurait eu de la gueule ! Mais malgré cette offre royale, Pelé ne viendra pas à Paris et se verra offrir un pont d’OR pour jouer aux États-Unis.  Une occasion ratée du PSG, Le Roi ne jouera jamais au Parc des Princes.
L’histoire du PSG est pleine d’occasions ratées. C’est ça aussi, la marque des grands clubs.

Jean Vilgrain

 

Et si vous souhaitez découvrir l’histoire du PSG que vous ne connaissez pas, filez sur SPICEE . On vous y raconte les 4 premières années du club : 1969 – 1974. De quoi mettre vos connaissances à l’épreuve pendant 52 minutes. Pour raconter l’histoire de cette création tumultueuse, d’anciens joueurs qui ont connu ces premières années, d’anciens dirigeants et les premiers fans comme Enrico Macias. Regardez plutôt la bande-annonce :


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