IRAN UNDERGROUND : 4 ÉPISODES, 4 TÉMOIGNAGES INÉDITS

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Spicee. Série Iran Underground

IRAN UNDERGROUND : QUAND LA JEUNESSE IRANIENNE S’EXPRIME

#1 LES B-BOYS DE TÉHÉRAN 

Premier épisode de notre série sur le Téhéran underground : le breakdance. Comme tout ce qui vient des Etats-Unis, cette danse a longtemps été vue d’un très mauvais œil par le régime des mollahs. Pratiquée secrètement jusqu’à récemment, elle commence à devenir très populaire alors le régime laisse faire. Désormais, on peut suivre des ateliers de breakdance et il y a même des compétitions.

 

 

Mais cette danse reste interdite aux femmes bien que de plus en plus de B-girls pratiquent. Il y a mêmes des profs qui acceptent de leurs donner des cours dans des lieux tenus secrets. Un gros risque passible de la prison. Spicee est allé à la rencontre des B-Boys de Téhéran.

#2 TRIKS AND FLIP

Deuxième étape de notre balade underground à Téhéran : les skateurs. Aujourd’hui, il n’est pas rare de croiser de jeunes gens avec des skateboards dans la capitale iranienne. Les skateparks se multiplient et il y a même deux skate shops dans la capitale iranienne. Pourtant, il y a encore dix ans, la petite poignée de skateurs faisaient figure d’extra-terrestres. Notamment car le skate a longtemps été associé aux États-Unis par les dirigeants iraniens pour qui ce pays incarne le grand Satan.

Spicee. Iran Underground Tricks and flip

Mais désormais, cette pratique se démocratise, bien qu’en raison de l’embargo économique imposé jusqu’à ces derniers mois par les puissances occidentales, faire venir des skateboards en Iran relevait du casse tête. Avec la levée des sanctions, tous les skaters de Téhéran attendent de voir si la situation va évoluer. Spicee est allé à la rencontre de ces skateboarders iraniens.

#3 LA RAPPEUSE QUI DÉFIE LES MOLLAHS 

Troisième étape de notre balade underground à Téhéran : le rap. Depuis la révolution de 1979, toute la production culturelle iranienne est contrôlée par le régime islamique. La musique occidentale et encore plus le rap y sont interdits. Côté musique contemporaine autorisée, le choix est maigre. La plus répandue, la Khaltoor music : c’est à dire de la musique de… merde. Mais des chanteurs ont décidé de résister.

Spicee. Iran Underground Rap clandestin

Pour les rencontrer, il faut aller dans des studios clandestins. On y fait de la musique électro, on y chante du rap ou du hip-hop. C’est dans l’un de ces studios que Spicee a rencontré Justina. À 25 ans, cela fait 10 ans qu’elle fait du rap. Elle a déjà enregistré 25 titres distribués sur des plateformes pirates hébergées aux… États-Unis. Elle n’hésite pas à témoigner à visage découvert et se bat pour les droits des femmes. Rencontre avec cette jeune femme courageuse, créative et pleine d’ambition.

#4 STREET ART AU PAYS DES MOLLAHS 

Dernière étape de notre balade underground à Téhéran : les graffeurs. Dans la capitale iranienne, il n’est pas rare de voir s’étaler sur les murs de grandes fresques représentant des oiseaux, des arbres aux couleurs pastels ou des images alimentants la propagande anti-américaine. Des oeuvres commandées par le régime. Ce sont les seules peintures murales autorisées.

Spicee. Iran Underground street art

Car au pays des Mollahs, le street-art est interdit et passable de peines de prison. Mais quelques artistes osent braver l’interdit et couvrent les facades de graffitis avec des messages politiques et sociaux. Spicee est allé à leur rencontre.

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